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BASSE-POINTE - Les cendres d'Albert Allemele dispersées dans le Gange

France-Antilles Martinique 13.03.2018
V.M-P.

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Les cendres d'Albert Allemele dispersées dans le Gange
Les cendres d'Albert Allemele se mêlent désormais à l'eau de ce fleuve sacré.

Albert Allemele était l'un des grands vatialou de Martinique. Près d'un an après son décès et selon sa dernière volonté, ses cendres ont été dispersées, dans les eaux sacrées du Gange, en Inde.

Autour de l'urne funéraire, une cérémonie de prières s'est déroulée, en présence d'un swami (prêtre hindou), des enfants et des proches d'Albert Allemele.
« Sa vie c'était l'Inde » , confie Céline, une des filles d'Albert Allemele. En 1994 , mon père s'était rendu là-bas. Ce voyage l'avait beaucoup touché. » Petit-fils d'engagés originaires de l'Inde, Albert Allemele était un grand connaisseur des cérémonies hindoues. Vatialou (maître du sacré), son rôle lors des festins, était de réciter en tamoul les textes sacrés, chanter, danser et jouer du tapou karin. Lors de son décès le 13 mars 2017, à l'âge de 89 ans, la communauté indienne de Martinique lui avait rendu un vibrant hommage en organisant, à la salle des fêtes de Basse-Pointe, une veillée hindoue. Depuis le 21 janvier dernier, une rue porte également son nom, quartier Hackaert, près de la maison où il vivait. Trois de ses enfants, accompagnés de cousins et amis, se sont rendus dernièrement en Inde, dans la ville de Varanasi, pour procéder à la dispersion de ses cendres dans le Gange. « Selon l'hindouisme, celui qui meurt à Varasani et dont les cendres sont jetées dans le Gange, est assuré d'être délivré du cycle des réincarnations et accède ainsi au Paradis » , indique sa fille.
« Mon père avait assisté à l'une de ces cérémonies au bord du Gange et il avait souhaité qu'après sa mort, ses cendres y soit immergées. Ce mois-ci, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, une chamblini (fête familiale) sera organisée en son honneur à Basse-Pointe, pour l'aider dans son cheminement vers le Paradis. »
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VOS COMMENTAIRES
  • nolorAdidi ou Adidi - 15.03.2018
    negt et zendyen ya adan on sèl bab é poutan yo ka wélé péyi an nou péyi an nou
    blan péyi la li paka posé'y tou sé problèm tala y ka palé kwéyo pou afirmé'y d'èt moun isi é lè ka y ka palé kwèyol pon moun paka di y endépandantis hi hi hi alé konpwann on biten
  • nolorAdidi ou Adidi - 15.03.2018
    Il y a qui ne savent pas qui ils sont, ne s'approprie pas leur identité antillaise.
    Pourquoi ne vont ils pas vivent dans leur source quitte le pays hôte ,ce pays pourtant qui leur a tout donné et dont il ne se gène pas de mordre ???
  • bison - 14.03.2018
    L'Inde
    Tandis que certains prennent la pose devant le Taj Mahal déserté pour eux, d'autres retournent aux sources de leur origines.
    Que notre ancêtre retrouve le calme et le berceau de la culture indienne, car en sachant d'où on vient on a plus d'assurance d'aller où on veut.
    Bon repos et bonne route.
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