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Qu'en sera-t-il de l'avenir de votre journal ?

France-Antilles Martinique 13.05.2017

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Qu'en sera-t-il de l'avenir de votre journal ?

Jeudi dernier, le tribunal de commerce de Fort-de-France a prononcé la mise en liquidation judiciaire de France-Antilles (Martinique/Guyane/Guadeloupe). Deux repreneurs sont en lice pour reprendre la totalité des entreprises de AGM, la holding de France-Antilles. Explications en 5 points.

1. À qui appartient aujourd'hui France-Antilles ?
Depuis 1964, date de sa création, France-Antilles Martinique appartient au groupe Hersant, aujourd'hui groupe Hersant Media (GHM). L'une des filiales de GHM est Antilles-Guyane Media (AGM), qui comprend une dizaine sociétés, dont les titres des Antilles-Guyane. Suite à des difficultés financières croissantes que GHM n'a pas su enrayer, France-Antilles a été placé en redressement judiciaire en 2014 et en est sorti en 2015.
Un second plan de restructuration a eu lieu en 2016. Mais les difficultés ont perduré. En avril 2017, AGM a été placée en cessation de paiement.
Un appel d'offres a été lancé au niveau du tribunal de commerce pour la reprise d'AGM. Les offres ont été clôturées fin avril.
2. Qui sont les potentiels repreneurs ?
Trois repreneurs se sont positionnés. D'abord, AJR Participations, détenu par Aude Jacques-Ruettard, petite fille de Robert Hersant (fondateur de France-Antilles) et actionnaire minoritaire de GHM.
Second repreneur potentiel, Marc Laufer, via sa société « She Three » . Il s'agit de l'ancien DG d'Altice Media Group, aujourd'hui actionnaire majoritaire de Newsco Group et de L'Étudiant. Aux Antilles, il possède Radio Transat. Un troisième repreneur s'est aussi positionné pour mettre la main sur une des sociétés d'AGM, en l'occurrence notre régie publicitaire extra-locale située à Paris. En tout état de cause, une offre globale de reprise devrait être privilégiée.
3. Que s'est-il passé ces derniers jours ?
Jeudi, France-Antilles Martinique et France Antilles Guadeloupe ont été placées en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité pour 3 mois par le tribunal de commerce de Fort-de-France.
Courant juin, aura lieu l'audience au tribunal de commerce, qui statuera peu de temps après sur le repreneur retenu. Si tout se passe sans accroc, au 1er juillet, France-Antilles devrait avoir changé de propriétaire.
4. Que proposent les deux repreneurs ?
Comme le tribunal et l'administrateur judiciaire, les représentants des salariés de France-Antilles étudient actuellement les deux projets de reprise, qui sont amenés à évoluer jusqu'à 48 heures avant l'audience. D'un point de vue social, et en l'état actuel des offres, le premier repreneur souhaite sauvegarder l'ensemble des emplois, tandis que le second veut, d'emblée, supprimer un peu plus de 20% des effectifs sur un total d'environ 310 salariés tous sites confondus. Mais les offres seront examinées dans leur ensemble.
5. Le journal va-t-il changer pour ses lecteurs ?
Il est de toute façon amené à changer puisque le modèle économique précédent n'a pas fonctionné ces dernières années.
Tous les métiers et tous les salariés aspirent légitimement à la modernisation de leur outil de travail.
En ce qui concerne le contenu éditorial du journal, une association, la « Société des journalistes France-Antilles-Guyane » a été créée, début mai, par 71 des 73 journalistes. Son objectif principal est d'insister sur la nécessaire indépendance et liberté des rédactions, dans le respect de la déontologie.
La rédaction
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VOS COMMENTAIRES
  • FN (francais normal) - 15.05.2017
    il est grand temps que France Antilles disparaisse
    et soit replacer par un vrais journal local
    sans politique juste la vie de tout les jours en Martinique
    avec des articles suivis pas comme actuellement
    ou aucun article na un réel suivi
    plus de journalistes a la botte des politiciens locaux
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