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Double mobilisation pour Hervé Deluge

Photos et vidéo : Jean-marc Etifier franceantilles.fr 15.02.2017

En guise de soutien au comédien, toujours interrogé par la police, ses collègues et amis se sont répartis en deux groupes : l'un devant Tropiques-Atrium et l'autre composé de danseurs, chanteurs et tambouyés ont joué sous la fenêtre de l'hôtel de police où Hervé Deluge est encore entendu par les enquêteurs. Photos et vidéo.



La mobilisation prévue à18h a eu du mal à démarrer mardi soir. « C'est tôt avec les sorties de bureaux », commente une chanteuse originaire de Sainte-Marie. Une autre dame est également venue du Nord Caraïbe pour, dit-elle, « apporter un soutien à un artiste en souffrance ».
La comédienne Aurélie Dalmat a été la première à être présente à 17 h 45. Confortablement assise, elle patientait de fait dans le fauteuil du bar, jusqu'au moment où des musiciens, chanteurs et comédiens l'ont rejointe. A 19 h 50, la foule a grossi un peu : une trentaine de personnes dont la chanteuse Jocelyne Béraord du groupe Kassav, Jacky Bernard du groupe Les frères Bernard, Jocelyn Régina, l'homme de théâtre et ancien conseiller général de Trénelle.
Au moment où le musicien et musicologue Etienne Jean-Baptiste prenait la parole pour inviter les groupe à se rendre au commissariat, Hervé Deluge était encore entendu par les enquêteurs. Me Germany son avocat apparaît subitement pour informer l'assistance du déroulement de la garde à vue de son client. « Il y a eu tout à l'heure une confrontation entre le directeur de Tropiques-Atrium et Hervé. Mais les policiers m'ont empêché de faire mon travail », proteste l'avocat.
Sur la base de cette information, l'assistance a décidé de se répartir en deux groupes. L'un est resté sur place, alors l'autre a cheminé à pas rapides vers la rue Victor Sévère, siège du commissariat. Sur le chemin, la vingtaine de personnes ont entonné un air du bèlè: « Hervé nou pèkè kitew tonbè Hervé ».
Sur place, le tambour a résonné avec l'accompagnement des voix. Quelques minutes après, une fourgonnette de la police a débarqué quatre agents. Ils ont pris position devant l'entrée du commissariat. Leur arrivée a été suivie par cinq autres policiers, une sorte de renfort pour surveiller l'accès du commissariat. Ainsi, il y a eu comme un face à face joyeux entre des policiers plutôt décontractés et des soutiens très actifs exécutant des pas du grand bèlè.
Pendant ce temps-là, devant Tropiques-Atrium, l'assistance écoutait des intervenants dont la comédienne Suzy Singa qui en appellait aux élus pour « donner les moyens de travailler en faveur des enfants qui, dans certaines communes n'ont jamais vu de spectacle digne de ce nom ».
Loin d'elle, un réalisateur de vidéo propose: « Il faut aussi protéger Hervé et le monde de la culture dont les salariés de Tropiques-Atrium qui sont dans un moment difficile ».

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VOS COMMENTAIRES
  • de base - 15.02.2017
    DOMMAGE
    (attention a la matraque télescopique).
    Suzy aux info a dit une chose qui m'interpelle,
    je te respecte suzy depuis le sermac, mais il faut arrêter de se justifier à chaque action que nous faisons nous sommes des enfants d'esclaves, nous restons des rebelles, des negs marrons.
    Si nous té gader héritage à encêtes nous, ébin moune té ké ka respecté nous.
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