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L'Abattoir territorial sur la brêche!

France-Antilles Martinique 06.12.2017
C.T.

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L'Abattoir territorial sur la brêche!
Les usagers sont informés qu'en raison des fêtes de fin d'année, l'Abattoir territorial de Martinique fonctionnera selon les heures indiquées durant le mois de décembre.

2017 devrait ressembler à 2016. Dans quelques jours, l'Abattoir territorial va connaître une activité inédite, les équipes seront fortement sollicitées pour l'abattage des porcs des professionnels et occasionnels. La direction s'organise en conséquence.

2455t têtes deporcs abattus en décembre 2016, 2 687 l'année précédente. C'est chaque année le même scenario : l'Abattoir territorial connaît un regain d'activité à l'approche des fêtes de fin d'année. Des centaines d'éleveurs et occasionnels vont utiliser l'équipement pour faire abattre leurs porcs, faisant du coup accélérer la cadence de travail des équipes. Bien que rompus à la tâche qui les attend, il va leur falloir se retrousser les manches. Car ces hommes et femmes devront faire face à un défilé assez inhabituel d'usagers professionnels (Coopmadivial, artisans bouchers, Coopmar, Sotradev) et occasionnels (les apports des usagers occasionnels s'élevaient à 2 14 porcs en 2016). Depuis quelques années, la législation impose à toute personne de passer par l'abattoir au moment de tuer ses bêtes, dès lors qu'elles ne sont pas destinées à une consommation personnelle. On sait qu'en Martinique, et surtout dans les campagnes, c'était une pratique courante que de tuer son cochon de Noël qui, une fois transformé en carcasse, pouvait être reversé à la vente. Mais cette coutume appartient de plus en plus au passé. Si elle a une connotation culturelle, il n'en demeure pas moins que tout cela se faisait au détriment des règles d'hygiène et de sécurité. C'est une des raisons qui a contraint l'Europe à légiférer en la matière.
TRIPLEMENT DE L'ACTIVITÉ, RENFORCEMENT DES EFFECTIFS
Ce changement a eu comme conséquence une densité d'exploitation plus importante à chaque fin d'année. Les opérations d'abattage peuvent passer de 400 (pour une semaine normale) à 1 000 en décembre. Face à cette augmentation, les responsables, eux, ne se laissent pas abattre. Prenant le taureau par les cornes, ils renforcent leurs effectifs et lancent une campagne de communication pour sensibiliser sur l'intérêt d'amener ses animaux jusqu'à l'infrastructure située à Place d'Armes, derrière le centre commercial. Et comme à l'accoutumée, l'équipe dirigeante souhaite que le triplement de l'activité ne soit pas un phénomène ponctuel mais qu'il se poursuive tout le reste de l'année. Toutefois, les efforts doivent être maintenus pour satisfaire la demande des éleveurs d'ovins-caprins pour le début du mois de janvier.
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