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Les profs appelés à la grève aujourd'hui

France-Antilles Martinique 10.10.2017
J.-M.A.

1RÉAGIR

Les profs appelés à la grève aujourd'hui
Les syndicats enseignants de la FSU jugent inacceptables les mesures du gouvernement.

Gel des rémunérations, restauration du jour de carence, remise en cause de leur statut... Autant de mesures que les syndicats enseignants de la FSU jugent inacceptables. Ils seront en grève aujourd'hui.

C'est une première au niveau national depuis dix ans. Les neuf fédérations syndicales de la fonction publique - CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC et FA (Autonomes) - ont appelé ensemble à une journée de grève, de manifestations et de rassemblements dans ses trois versants (État, hospitalière, territoriale) ce mardi 10 octobre pour protester contre les mesures du gouvernement les concernant. En Martinique, la FSU appelle aussi à la grève. Le gel des rémunérations ne passe décidément pas. Pourtant un an avant l'élection présidentielle, en mars 2016, François Hollande avait décidé de donner un coup de pouce significatif aux fonctionnaires en annonçant une hausse de 1,2% du point d'indice (qui sert à calculer leur traitement). Cette hausse avait mis fin à six années « blanches » de toute augmentation générale pour les fonctionnaires de l'État, des collectivités locales et des hôpitaux. Et puis patatras, le 30 juin dernier, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il n'y aura pas d'augmentation du point d'indice. Autre mesure que la FSU juge inacceptable : le rétablissement en 2018 du jour de carence pour les fonctionnaires. Le jour de carence consiste à ne pas payer un agent le premier jour de son absence en raison d'une maladie ordinaire (hors maladie professionnelle notamment). Il avait été instauré par Nicolas Sarkozy en 2012 afin de réduire l'absentéisme de courte durée dans la fonction publique, mais aussi pour réaliser des économies dans un contexte de désendettement de l'État. François Hollande l'avait supprimé en 2014.
Autre motif de mécontentement : le report des accords PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) visant à revaloriser la grille indiciaire des fonctionnaires et à améliorer leurs perspectives de carrière.
DES HEURES DE COURS BLOQUÉES POUR FAVORISER DES FILLES ET DES FILS DE...
De son côté, le Snes reconnaît qu'il est difficile d'appeler à la grève, après deux semaines de mobilisation contre la suppression des contrats aidés. « Nous sommes conscients que les élèves ont perdu beaucoup d'heures de cours » , explique Valérie Vertale-Loriot, cosecrétaire académique du Snes. « Toutefois, les enseignants qui souhaitent suivre le mouvement sont couverts par le mot d'ordre national et le mot d'ordre local » . Valérie Vertale-Loriot a poursuivi son intervention en évoquant des dysfonctionnements au rectorat. À en croire la syndicaliste, dans un lycée du centre-sud de la Martinique, depuis plusieurs années, des heures de cours sont bloquées pour favoriser des enseignants filles et fils de chefs d'établissement, ou d'inspecteurs pédagogiques régionaux (IPR). « On ne crée pas de postes volontairement et au bout d'un certain temps, ces personnes auront un certain nombre de points, et on pourra ouvrir les postes. Nous appelons le rectorat à respecter les règles les plus élémentaires du paritarisme » , insiste la cosecrétaire académique du Snes. Régine Bellay, cosecrétaire départementale du SNUipp-FSU (1er degré), est revenue sur les problèmes de rentrée. « Tous les enseignants ne sont pas en poste, des écoles sont encore sans directeur » , affirme Régine Bellay. « On ne parvient toujours pas à terminer un mouvement de personnel à la fin de l'année. Vous vous rendez compte, des enseignants sont à l'hôtel en attendant leur nomination » .
L'OFFRE DE FORMATION DE L'UA EN QUESTION
Frédéric Vigouroux, du syndicat national de l'administration scolaire universitaire et des bibliothèques (Snasub-FSU), a pour sa part abordé la question des agents non-titulaires (ANT) à l'université des Antilles. Il a rappelé que les syndicats ont exigé et obtenu la prolongation de la majorité des contrats jusqu'à la fin de l'année, alors que le président avait décidé de ne pas les renouveler. Enfin, Frédéric Vigouroux s'est attardé sur la décision - soumise à aucun conseil de l'établissement - du président de l'UA de reporter d'un an la mise en oeuvre du renouvellement de l'offre de formation de l'établissement. « Depuis, les enseignants n'ont reçu aucune note de cadrage » , souligne Frédéric Vigouroux. « Nous ne savons pas quelle offre sera présentée au ministère de l'Enseignement supérieur » . Le Snasub-FSU parle d'opacité totale.
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VOS COMMENTAIRES
  • laverite - 10.10.2017
    et 1 milliard de plus de credit !!!!
    ;; et 44 % d entre repartent en grève.....

    ya des coups de pieds au cul qui se perdent dans ce pays...c est pas ca la vraie pwofytassion mr domota ????

    et si on reparlait des centaines d heures de TP facturés à grands frais... par "des profs a 40 % absents ou jamais là" , à l uag ? avec celimen ,saffache et la clique... on les noms les jours et- les adresses...mr le procureur

    what else?
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