1RÉAGIR

ACTUALITé - ENVIRONNEMENT

Un an après Irma et Maria, de grandes situations de pauvreté

Un an après les passages des deux ouragans, les besoins restent immenses suite à ces phénomènes dévastateurs qui ont balayé les Caraïbes et notamment les îles du nord. Cette catastrophe a révélé des situations de pauvreté chez une grande partie de la population, indique le Secours populaire, toujours à pied d'oeuvre.

Irma et Maria ont dévasté les îles du nord il y a un an. Sur place, le Secours populaire français continue d’agir et développe des projets de solidarité avec les associations partenaires. La mobilisation se poursuit pour construire un réseau de solidarité dans l’ensemble des Caraïbes et ainsi renforcer la capacité d’action des acteurs sur place.
A Saint-Martin, il apporte son soutien aux associations qui travaillent avec les enfants, les jeunes et leurs parents à travers des programmes socio-culturels et éducatifs. Il va mettre en place des ateliers de gestion du stress et de bien-être pour les personnes affectées par l’ouragan Irma.
 
En Guadeloupe, le Secours populaire et ses partenaires mènent un programme de relance économique du secteur de la pêche : réparation de bateaux, installation de dispositifs de concentration de poissons, fourniture de matériel de pêche, etc.
Sur l’île de la Dominique, il participe au renforcement de la filière bois, à travers la mise en place de scieries mobiles, et ainsi permettre à la population d’utiliser ce bois pour la reconstruction de maisons traditionnelles. L’association soutient aussi la création d’une radio communautaire pour les Kalinagos, et ainsi renforcer leur système d’alerte en cas d’évènements climatiques majeurs.
En Haïti, le Secours populaire va distribuer des semences pour la reprise des activités agricoles.
 
30 000 sinistrés
Depuis le passage du phénomène à Saint- Martin (côté français et hollandais), en Guadeloupe, à la Dominique, à Anguilla, à Cuba et au Mexique, 30 000 personnes sinistrées ont été soutenues par le Secours populaire et ses partenaires.
Cela concerne des aides d’urgence (produits alimentaires, eau, bâches, produits d’hygiène et de nettoyage, moustiquaires, etc), des actions permettant de fêter dignement Noël avec les « Pères Noël verts », des projets d’accès à la culture, aux loisirs, aux sports, à la santé, la création d’activités génératrices de revenus, etc. Durant ces grandes vacances, 180 enfants sinistrés des Caraïbes ont été accueillis dans des villages d’enfants « copain du Monde » en Guadeloupe et des enfants des Caraïbes ont participé à des villages en métropole, des moments importants de sensibilisation à la solidarité.
Le Secours populaire multiplie les appels aux dons financiers pour accompagner les personnes sinistrées dans la durée, en particulier celles qui sont les plus défavorisées, l’association a besoin d’argent : www.secourspopulaire.fr


1
VOS COMMENTAIRES
  • mouche Corbillard - 05.09.2018
    En mode : Casse tête chinois
    « Ainsi permettre à la population d’utiliser ce bois pour la reconstruction de maisons traditionnelles »
    Voilà un dilemme qui me creuse le cerveau comme le « PARI de PASCAL »

    A- Reconstruire en bois
    Avantages : Permet de reloger plus rapidement la population à moindre cout
    Inconvénients : En cas d’ouragan ces maisons en bois ne vont pas résister longtemps et il faudra recommencer

    B- Reconstruire en béton
    Avantage : En cas d’ouragan ces maisons résisteront mieux !
    Inconvénients : Plus de temps et plus couteux à faire

    La grande question est :
    Doit-on privilégié la rapidité du relogement à moindre coût ou prendre le temps et faire des maisons plus solides mais qui sont plus chères ?
1

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION