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Route du Rhum: les voiliers acclamés au passage des écluses

AFP 03.11.2018

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Route du Rhum: les voiliers acclamés au passage des écluses

Le skipper français Yann Eliès à bord de son classe Imoca Ucar-Saint-Michel avant le départ de la Route du Rhum, le 3 novembre 2018 à Saint-Malo

-Fred Tanneau (AFP)

Ce dimanche, 123 voiliers vont s'élancer entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour la 11ème édition de la Route du Rhum.

Des milliers de spectateurs ont salué samedi, au son des bombardes et des cornes de brume, les skippers de la Route du Rhum lors du passage des écluses de Saint-Malo, à la veille du départ de la 11e édition.

Dès le début de la matinée, les fans de voile ont commencé à s'agglutiner autour de l'écluse du port, point de passage obligé pour 118 des 123 voiliers qui s'élancent dimanche à 14h02 pour Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).

Trop grands pour entrer dans les bassins Vauban ou Duguay-Trouin, cinq des six Ultim, maxi-trimarans stars de la course, étaient amarrés près de la gare maritime.

"On a vu tous ces bateaux toute la semaine et puis là on les voit de près, on voit les skippers de près, je suppose qu’ils ont très hâte de partir", lance Marie-Nicole Buchon, une Francilienne de 65 ans avec bonnet et lunettes de soleil, entre deux retentissements de sa corne de brume.

"On encourage très fort les petits comme les grands parce que c’est formidable ce qu’ils font", se réjouit-elle.

Pour les 40 ans, "c'est très fort avec cette foule et le nombre de bateaux. On va peut-être payer plus d'impôt pour ça mais ça ne fait rien", plaisante-t-elle.

Les organisateurs attendaient deux millions de spectateurs sur la côte entre la pointe du Grouin et le cap Fréhel pendant les dix jours précédant le départ de la course.

- Jusqu'au bout de la nuit -

Jean-Luc Lemboulas, un ingénieur de 57 ans, est lui venu du Loir-et-Cher, pour soutenir le skipper guadeloupéen Willy Bissaintre. Ils sont une cinquantaine comme lui, habillés en vert fluo avec perruques, lunettes de soleil et cornes de brume, à lancer des vivats au marin.

"On a fait suffisamment de bruit pour qu'il sache où on est!", rigole Jean-Luc, perruque orange et cornes vertes fluo sur la tête. "On est un peu essoufflé et on commence à avoir soif", confie l'ingénieur. Certains étaient là depuis 9h00 à attendre que les écluses ouvrent.

"C'est la dernière fois qu'on le voit pour nous qui n'allons pas en mer", explique-t-il.

Un peu plus loin un bagad et des danseurs bretons font retentir les cornemuses et sonner les bombardes. "En tant que Malouins, on est venu montrer qu'on est là et ça nous permet aussi d'être aux premières loges", glisse Jean-Luc Michel, 56 ans, sonneur, qui a connu la première édition de la Route du Rhum.

"Tous les soirs, on pouvait toucher les bateaux. Il y avait de petites coquilles de noix: on se demandait comment ils pouvaient traverser un étang, avant de traverser l'Atlantique. On ne pensait pas que ça allait prendre cette importance-là", se souvient-il.

Le vainqueur de la dernière édition, Loïck Peyron, a passé les écluses en plaisantant avec les spectateurs depuis son trimaran jaune, du même type que l'Olympus de Mike Birch, qui a gagné la première édition en 1978.

En sortant du port, les navires étaient encore acclamés par des centaines de personnes massées sur la jetée, puis étaient pris en chasse par des dizaines de bateaux à moteur, de voiliers et même par quelques véliplanchistes.

Le spectacle devait durer toute la nuit de samedi à dimanche, avec un nouveau passage d'écluse entre 00h45 à 04h45.

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