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Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l'Université des West Indies de Barbade ?

France-Antilles Martinique 29.11.2018

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Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l'Université des West Indies de Barbade ?
L'Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d'esclaves jamaïcains avaient adopté l'Université de Glasgow comme université de choix révélant un afflux de 250 millions de dollars extraits de la Jamaïque et des Caraïbes.

L'Université des Indes occidentales (UWI) et l'Université de Glasgow, en Écosse, doivent parvenir à un accord prévoyant que l'institution des Caraïbes bénéficiera de réparations d'un montant de 256 millions de dollars liées à l'esclavage.

Versera ou ne versera pas ? Annoncé en grandes pompes ily a quelques comme confirmé, l'accord prévoyant le versement, par l'Université de Glasgow, en Ecosse, de 256 millions de dollars à l'Université des West Indies, n'est pas encore finalisé et validé. Cette annonce a été faite mardi par Sir Hilary Beckles, le vice-chancelier de UWI. « Le mémorandum est actuellement en cours de rédaction » , a annoncé Hilary Beckles, dans lequel devrait y figurer le terme « justice réparatrice » . Selon le vice-chancelier de UWI : « L'Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d'esclaves jamaïcains avaient adopté l'Université de Glasgow comme université de choix et qu'une valeur de 250 millions de dollars avait été extraite de la Jamaïque et des Caraïbes. »
Hilary Beckles a également déclaré que le vice-chancelier de l'université de Glasgow, le professeur Sir Anton Muscatelli, avait ouvert les livres de l'université, révélant ainsi un « afflux massif de subventions » et dotations de la Jamaïque.
Le vice-chancelier de UWI a précisé pour sa part que les 250 millions de dollars seraient une combinaison d'argent et d'aides en nature. « Nous ne sommes pas debouts au coin de la rue à mendier. Nous recherchons des partenariats et un développement. » L'un des projets dans lesquels l'Université de Glasgow aurait manifesté son intérêt porte sur la recherche sur les maladies chroniques dans les Caraïbes, notamment l'hypertension, le diabète et l'obésité chez les enfants.
« Les 250 millions de dollars seraient une combinaison d'argent et d'aide en nature » , a précisé Hilary Beckels président de la Commission des réparations de la Caricom (K.C)
250 MILLIONS DE DOLLARS DE LA TRAITE DES ESCLAVES
« Ils envisagent la possibilité de s'associer à nous et de créer un institut de grande envergure pour la recherche sur les maladies chroniques, destiné à prévenir leur prolifération future » , a déclaré l'historien, qui préside également la Commission des réparations de la Caricom (Communauté des Caraïbes). Un rapport intitulé l'Esclavage, l'Abolition et l'Université de Glasgow, récemment publié par l'université, révèle qu'elle a bénéficié directement de la traite des esclaves en Afrique et dans les Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles, à hauteur de près de 250 millions de dollars.
L'université a annoncé qu'elle avait lancé un « programme de justice réparatrice » vaste et ambitieux, fondé sur les résultats de plus de deux années de recherche.
En outre, l'Université de Glasgow a également annoncé son intention de mettre en oeuvre des programmes et des projets prévoyant des bourses d'échange et des programmes d'échange pour les étudiants jamaïcains et autres étudiants des Caraïbes grâce à ses liens avec UWI. Objectif : accroître la diversité raciale des étudiants et du personnel et réduire l'écart de diplomation, tout en créant un centre interdisciplinaire pour l'étude de l'esclavage historique et de son héritage, y compris l'esclavage moderne et le trafic, d'être humains.
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VOS COMMENTAIRES
  • bête à fé - 05.12.2018
    @mode
    La France ne cèdera pas a la réparation de la traite des esclaves en outre mer au contraire continuera à nous les pomper,le gouvernement fait le contraire il enrichît les esclavagistes.
  • zakari - 05.12.2018
    @Mode
    Pour prendre l'exemple de la Barbade et se réjouir, il faut avoir le même statut que cette île, à savoir l'indépendance.
    Les barbadiens ont le droit de réclamer des réparations puisqu'ils ont eu le courage d'accéder à leur souveraineté en 1966.
    Mais lorsque on se cramponne à une mère nourricière pour ne pas perdre : les allocations braguettes, le RSA, la CMU, la prime de Noël, les 40% de vie chère, un salaire minimum de 1200 euros par mois, la prime d'entrée scolaire et en plus le privilège de pouvoir s'amuser toute l'année, on ne réclame pas en plus des réparations.
    On n'aura jamais le beurre et l'argent du beurre.
    Réparation ? Pourquoi pas, mais seulement lorsque la Martinique sera indépendante et que nos indépendantistes dont l'incompétence en matière de gestion est de notoriété publique auront transformé la Martinique en petite Biafra.
    Ainsi, les aides alimentaires de la communauté internationale seront assimilables à une forme de réparation.
  • mode - 04.12.2018
    La question de la réparation avance dans la Caraïbe.
    Il ne faut jamais désespérer.
    Le combat continue.
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