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GROS-MORNE - Les animatrices attendent toujours leur salaire

France-Antilles Martinique 05.08.2017
H. Sébastien

1RÉAGIR

Les animatrices attendent toujours leur salaire
Hier les animatrices en attente de leur salaire ont été conviées à une réunion en présence du Dgs de la ville et du directeur de l'association Jikaélé

Cela fait deux mois qu'elles n'ont pas été payées. Hier, la quarantaine d'animatrices qui sont intervenues durant l'année scolaire dans les écoles du Gros-Morne pour le compte de l'association Jikaélé a été conviée à une réunion en présence du directeur général des services de la ville et du directeur de l'association Jikaélé pour tenter de trouver une solution.

Bonne nouvelle, selon le trésorier payeur joint au téléphone par le Dgs durant la réunion, le virement aurait finalement été effectué sur le compte de Jikaélé dans la matiné. Les animatrices devraient donc percevoir leur salaire courant semaine prochaine.
Mais comment en est-on arrivé à cette situation dont ces animatrices sont les premières victimes ? Depuis plus de deux ans un contrat lie la ville à Jikaélé dans le cadre d'une prestation d'animation dans les écoles de la ville. Mais depuis quelques mois les animatrices déplorent des retards réguliers dans le versement de leur salaire par l'association. Selon Frank Raymond le représentant de la Cdmt (présent à la réunion), dans ce dossier, « la faute incombe à 100% à l'association Jikaélé » .
Pour Philippe Criart ces retards sont dus, non seulement aux difficultés financières de la ville, mais aussi à l'amateurisme de certains de ses services qui « se cachent plutôt que d'assumer leur responsabilité en fournissant des explications claires aux questions qui sont posées... Nous avons réalisé les mêmes prestations dans d'autres communes et nous n'avons pas connu ces problèmes » a-t-il poursuivi.
FIN DE CONTRAT
« Je m'inscris en faux lorsque les représentants de la municipalité affirment que tout est de la faute de Jikaélé qui n'a pas déposé ses factures à temps en mairie ; ou que c'est Jikaélé qui tarde à payer alors que les virements ont été effectués sur le compte de l'association... En septembre dernier lorsque nous avons réclamé le règlement des prestations des mois de mai, juin et juillet il nous a été indiqué que le budget prévu pour cette prestation a été dépassée de plus de 50.000 euros. Jikaélé a bel et bien perdu cet argent, c'est pour cela que nous faisons preuve de beaucoup plus de prudence depuis » .
Les animatrices elles, ne veulent qu'une chose : recevoir leur salaire pour le travail qu'elles ont effectué. « Pourquoi vous nous avez laissé travaillé alors que vous savez que vous ne pourriez pas nous payer ? Si nous avions tenu des réunions régulières comme convenu nous ne serions certainement pas ici aujourd'hui... telles sont quelques unes des réactions que l'on pouvait entendre fuser autour de la table. Le contrat liant la ville à Jikaélé arrivant à échéance, la municipalité projette de recruter certaines des animatrices pour la prochaine année scolaire... Pourvu que les fins de mois soient moins douloureuses cette fois.
ILS ONT DIT
Franck Raymond, Cdmt
Je suis scandalisé! J'ai du mal à comprendre et à accepter que des salariés qui travailllent pour une entreprise ou une association ne puissent pas percevoir leur salaire après avoir travaillé un mois. Ce n'est pas normal que l'association attende que la collectivité lui verse les dotations pour payer les salaires. L'association doit constituer un fond de roulement lui permettant de payer les salaires quoiqu'il arrive. C'est normal que les salariés se mobilisent aujourd'hui pour réclamer leur salaire.
Philippe Criart, directeur Jikaélé
La ville nous a sollicitié dans le cadre d'un appel d'offres pour assurer les activités périscolaires, les interclasses et la garderie scolaire. Selon le contrat, cette prestation devait être payée le 8 de chaque mois. Mais au fur et à mesure les délais se sont allongés et les retards ont commencé à s'accumuler ; nous parvenions jusque là à amortir le choc grâce à notre trésorerie. Nous avons supporté pendant deux ans.
Lydia Nancy, animatrice
Nous travaillons avec Jikaélé depuis 2015. D'abord sous contrat Contrat Unique d'Insertion (Cui), puis sous contrat saisonnier ; et c'est depuis ces derniers contrats que les salaires ont commencé à être versé de manière irrégulière.
Nous sommes au mois d'août et nous attendons les salaires de juin et de juillet ; et compte tenu du fait que nous sommes en fin de contrat nous devrions percevoir notre solde de tout compte. À chaque fois on nous donne des fiches de paie mais sans salaire. Nous avons du mal à déteminer les fautifs dans cette histoire. Nous sommes ballotés entre les différents services.
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VOS COMMENTAIRES
  • nature - 05.08.2017
    Adultes ou Enfants
    Les adultes qui organisent ce genre d activité doivent assumer l'ensemble du projet dans un cadre de partenariat où chacun assume son rôle.
    Dire qu'un élément est responsable à 100% est une lâcheté pour se décharger sur les autres.
    Le résultat est plutôt contestable surtout si l'on y ajoute le sort des jeunes bloqués à Miami.
    Une mise au point claire et ferme est plus qu'urgente ainsi qu'une remise en cause des rétentions d'informations.
    C'est le minimum.
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