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TENNIS - Ces jeunes Martiniquais qui brillent aux États-Unis

France-Antilles Martinique 09.01.2018
Mathurin Mayoulika

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Ces jeunes Martiniquais qui brillent aux États-Unis
Photos de famille avec Anaïs et Quentin (sans Frédéric) en compagnie de leurs parents, de Raphaël Porry (CTR) et Jean-Pierre Euphrasie (vice-président de la Ligue).

Leurs noms ne vous disent peut-être rien, et pourtant ils sont en train de s'en faire un au pays l'oncle Sam. Reconnus sportifs de hauts niveaux dans le domaine universitaire, Anaïs Émélie et Quentin Éloïse donnent une belle image de la Martinique. Frédéric Fibleuil qui les a rejoints en janvier espère une carrière toute aussi prospère. Jeu, set et match.

Les fêtes de fin d'année ont toujours été l'occasion pour plus d'un de rentrer au pays se ressourcer.
Un moment que les jeunes sportifs, également universitaires, expatriés aux États-Unis, mettent à profit « pour retrouver la famille, profiter du soleil et des amis » .
Deux semaines salutaires pour Anaïs Émélie et Quentin Éloïse avant de se plonger dans une deuxième partie de saison qui s'annonce « serrées » . C'est à partir de février que se jouera le gros des matches.
Installée dans le Missouri, précisément à Cap-Girardeau, Anaïs Émélie tout juste 21 ans, est en 3e année de médecine. « Cela fait quand même quelques temps que je n'ai pas passé les fêtes avec mes parents » explique la championne universitaire.
Titulaire dans son équipe en Division 1, elle a pour partenaires deux Ukrainiennes, une Péruvienne, une Espagnole, une Suédoise et une Américano-serbe.
La saison dernière, elles ont redonné des couleurs à leur établissement, en remportant, pour la première fois depuis 10 ans, le tournoi de conférence. Anaïs, qui a eu le bonheur de rencontrer l'une de ses athlètes préférées, en la personne de Vénus Williams, associe avec beaucoup de malice, sport et études : « scolairement ça se passe bien, ça ouvre beaucoup de portes d'être athlète » .
Quentin Éloïse, du haut de ses 20 ans, n'a pas à rougir des exploits de sa compatriote. Installé à Columbia, en Caroline du Sud, il a gagné 2e fois d'affilée la finale de conférence en Division 2. Et a été désigné autant de fois meilleur joueur de l'année. Pour sa première saison, il a terminé invaincu, et la seconde avec seulement un match perdu. Pour ce fan de Roger Federer, « devenir professionnel n'est pas une obsession » . Détenteur d'une licence de maths, il fait partie des meilleurs étudiants (membre du groupe de recherches et fait du tutorat) : « si une carrière de joueur se profile, je ne dirai pas non. Mais je ne serais pas contre non plus un poste d'analyste financier » .
DES PARENTS ET UN CTR HEUREUX
La réussite de ces jeunes fait bien sûr le bonheur des parents. Pour Léa Bertrac-Éloïse, la mère de Quentin « il a toujours aimé le tennis » . Malheureusement plus jeune, il a souvent été désavantagé. La faute à des problèmes de croissance. Lesquels l'ont retenu longtemps hors des cours. Mais il a persévéré, il a été détecté. » Le jeune tennisman n'a pas gagné tout de suite les États-Unis, il a fréquenté un établissement en Angleterre où, jusqu'à janvier 2015, il a perfectionné à la fois son anglais et son tennis. Ce qui fait dire à sa maman : « quand il est parti, je savais qu'il était prêt » . Roland Émélie, le père d'Anaïs, se rassure d'avoir eu du nez : « c'est la première à sortir directement de Martinique pour aller aux États-Unis. En plus c'est énorme, elle est dans une université de 14 000 étudiants » , et de l'évolution d'Anaïs : « en trois ans, elle a gagné en muscles » . Tout en poursuivant : « Je suis content qu'elle passe les fêtes avec nous. Je suis fier d'elle, et ça, on ne le dit pas souvent à nos enfants » .
Voilà de belles histoires à raconter, et qui font le bonheur de Raphaël Porry, le CTR. « C'est une grande fierté que d'avoir pris part à ce projet, c'est un retour sur investissement pour les parents » tance le technicien. Avant d'ajouter : « ce sont des jeunes qui sont venus à la Ligue pour être des champions. Ils ont franchi un cap, en intégrant des universités américaines, où ils bénéficient de bourses de plusieurs dizaines de milliers d'euros. À la fois pour poursuivre leurs études et jouer au tennis. Toutes les conditions sont réunies pour leurs permettre de devenir des hommes avec un grand H » .
Des exemples qui donneront sans doute des idées à d'autres sportifs de l'île, footballeurs, nageurs ou encore athlètes à la recherche de leur voie, dans un pays où le rêve américain « n'est pas mort » dit-on, « dès lors qu'on maîtrîse l'anglais et qu'on est bon élève » .
Dans leur sillage, Frédéric Fibleuil
Frédéric Fibleuil, dont la rentrée est programmée en janvier, a déjà hâte d'emboîter le pas de ses aînés.
Concernant Frédéric Fibleuil, ses jours pour le grand saut sont comptés. Vivre hors de sa Martinique, le jeune tennisman connaît. Pour avoir séjourné déjà au Pôle de Poitiers et dans une académie à Bordeaux. Des expériences, dont ce jeune homme de 18 ans, se servira pour rebondir dans l'état de Georgie, à Diston.
Où il fera sa rentrée au courant du mois de janvier.
Inutile de dire qu'il s'est renseigné auprès de ses aînés, cités plus haut, pour rendre agréable sa mission : « Ils m'ont aidé, vont encore m'aider, pour des questions sur la bourse entre autres » . Le Robertin qui s'est préparé ces derniers mois, à travers des tournois (Bardade entre autres), et des examens d'anglais se veut confiant. « Je n'ai pas d'appréhension, c'est moi qui ai voulu partir » lâche-t-il tout content déjà de savoir qu'il va poursuivre sa formation sous d'autres cieux. De quoi réconforter Martine qui entrevoit déjà les États-Unis comme une ouverture pour son fils : « c'est son projet, ça lui ressemble. Il va poursuivre ses études, maîtriser son anglais et jouer » .
« Ça n'a pas marché en France métropolitaine et il a changé de direction » explique-t-elle. Frédéric est rentré en janvier dernier passer son bac en Martinique. Une réussite qui le conduit directement en Georgie, il sera malgré lui l'un des ambassadeurs du tennis martiniquais.
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VOS COMMENTAIRES
  • BIGRE - 10.01.2018
    Oui jeunesse martiniquaise vous avez parfaitement raison de quitter la Martinique.
    Oui ailleurs dans le monde entier vous ouvre les bras ouverts.
    Foncer ne perdez pas votre temps en Martinique.
    C'est du gaspi.!!!! Et le temps perdu ne se rattrapera jamais.!
  • BIGRE - 09.01.2018
    L'avenir de la jeunesse en Martinique est hors du département.
    Oui vous jeunesse allez vous expatrier dans le monde entier.
    Ne gâchez pas votre jeunesse en Martinique.
    La Martinique n'a rien d'intéressant pour la jeunesse.
    Oui les jeunes qui désirent de rester sur place n'ont aucun avenir de sérieux.
    Hof si bien entendu la délinquance, la drogue, l'alcool, les agressions, les vols,es meurtres etc....
    Alors choisi ton camp camarade !!!
  • zakari - 09.01.2018
    Reviendront-ils en Martinique ?
    C'est un motif de fierté c'est vrai, mais reviendront-ils en Martinique après leurs études ?
    Pour le nombre de jeunes qui quittent l'île, cela m'étonnerait qu'il reviennent.
    Martinique 1ère fait un diagnostique très détaillé des causes du chômage en Martinique, à lire.
  • mouche Corbillard - 09.01.2018
    En mode : Admiratif
    cf F.A "Leurs noms ne vous disent peut-être rien"

    Rien de plus normal vu qu'en Martinique c'est la médiocrité crassse qui est mise en avant. OLa preuve qui se rappelle du Nom du Major du baccaleauréat 2017 ? Personne.

    Dès qu'il s'agit de jeune qui reussissent et qui n'ont pas de locks ou de nattes dans leurs têtes on en parle pas car ce n'est point vendeur.

    En revanche les chanteuses à grosses fesses céllulités là oui il y a des articles tout le temps.

    cf F.A "Anaïs Émélie et Quentin Éloïse donnent une belle image de la Martinique"
    Les Martiniquais qui AVANCENT vous remercient et vous souhaitent de continuer à promouvoir notre ile de la meilleure façon.
    Pas comme cet artiste arrêté en posséssion d'une arme à feu et qui ensuite est reçu en GRANDE POMPE à la Mairie de fort de france.
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