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FINALITÉS NATIONALES - L'Arsenal championne de Nationale 3

France-Antilles Martinique 11.06.2018
Léon Etienne

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L'Arsenal championne de Nationale 3
L'Arsenal championne de France de Nationale 3. (Alfred Jocksan et Léon Etienne/France-Antilles)

Dix huit ans après son premier titre de champion de France de Nationale 2 obtenu à Torcy, l'Arsenal s'est offert, samedi à la Halle Georges-Carpentier de Paris, un second titre de champion de France, mais de Nationale 3 cette fois en disposant, sans aucune contestation, de l'Entente Taulé-Carantec-Morlaix-Plougonven HB.

En revanche, l'Etoile de Gondeau a, une fois de plus, échoué à franchir le dernier obstacle et a lourdement chuté devant Villers HB qui menait déjà de 11 buts au premier temps. Précisons que des cinq équipes ultramarines finalistes de cette édition 2018 l'Arsenal est la seule a avoir remporté un titre.
LA FINALE FÉMININE
Dès le départ les Robertines imposaient leur rythme et même si l'on pouvait penser qu'elles étaient prudentes, peut-être même un peu trop, c'était une tactique qui leur convenait parfaitement puisqu'à la 9e minute le tableau d'affichage leur donnait raison (5 à 2). En face les joueuses de Mickael Danigo n'avaient pas l'intention de rester longtemps à la traîne et à la 15e minute elles recollaient (7 à 7). Ce qui n'était pas du goût du tandem Lévy-Bourgade qui relançait immédiatement, aidé en ce sens par les bons arrêts de Six pour permettre aux « orange et blanc » non seulement de reprendre l'avantage mais de se détacher dans le second quart d'heure pour mener 15 à 11 à la pause.
A la reprise le meilleur premier des 96 clubs de Nationale 3 de métropole qui n'avait pas connu de défaite en championnat essayait, dès le réengagement, de revenir (16 à 13, 36e). Mais S. Boungo, Bivard, Bourgade, Sigère et surtout Lévy sans passer sous silence Jeanne-Louise et ses arrêts déterminants en voulaient et, à la 42e minute, nos représentantes avaient nettement repris de la hauteur (22 à 14). Ne sachant plus comment arrêter cette équipe venue de Martinique l'Entente essaya la double strict en bloquant Bourgade et S. Boungo mais cela donnait des idées à Telle. Cette dernière ne se faisait pas prier pour relancer après chaque but adverse et maintenir ainsi la pression sur les coéquipières de Lemeunier (30 à 24, 56e). Un léger fléchissement des Robertines en fin de match permettait à leurs adversaires de revenir 2 fois à 4 buts (28 à 24, 54e et 30 à 26, 57e) mais mêmes cassées physiquement avec des contusions à la pelle les championnes de Martinique trouvaient les ressources mentales nécessaires pour rebondir dans les deux dernières minutes.
LA FINALE MASCULINE
D'entrée de jeu, les Lamentinois se faisaient prendre à la gorge par les Nancéiens et notamment par Blond qui faisait voir sur l'aile droite des vertes et des pas mûres à Pain (1 à 6, 6e). Nos représentants tentaient de se reprendre entre la 7e et la 12e minute (4 à 6, 9e et 5 à 8, 12e) mais en face c'était du costaud avec la défense physique et agressive qui leur était proposée. Pour ajouter à leurs difficultés, quand ils parvenaient à prendre le dessus sur quelques ballons de contres, ils tombaient sur un excellent Potteau qui, comme son nom l'indique, renvoyait toutes leurs tentatives (une dizaine au premier temps).
C'en était trop pour nos représentants qui, dépassés par le rythme imposé, en échec répétés en attaque et perméables en défense, passaient une sale second quart d'heure traduit par un score de 3 à 10 qui les laissait à 11 encablures à la mi-temps (9 à 20).
Avec un tel écart au repos les leaders de la poule 6 pouvaient tranquillement voir venir et procéder à quelques changements sans que la justesse technique de leur jeu, ce qui a toujours fait défaut à Gondeau, n'en pâtisse (14 à 25, 40e). Il fallait attendre un léger « blanc » du côté des Villarois entre la 41e et la 49e minute pour assister à un retour des Lamentinois sous la barre des 10 buts avec un curseur redescendu même à 6 longueurs aux 42e et 44e minutes (20 à 26 et 21 à 27). Mais ce n'était pas suffisant pour inquiéter cette équipe de Villers qui avant d'arriver à la Halle Georges-Carpentier avait aligné 21 victoires consécutives. Alors dans les 10 dernières minutes elle reprenait la situation en main pour remonter à 12 buts à la 54e minute (23 à 35) avant de terminer en roue libre.
De notre correspondant à Paris : Léon Etienne
ARSENAL - ENTENTE 33 - 27.
Halle George-Carpentier à Paris.
Arbitrage de Lindsay Clain et Océane Apavou.
Arsenal : Six (g), Jeanne-Louise (g), Thelcide (2 buts), Bivard (3), Lévy (9), Telle (6), Gabrit (2), S.Boungo (4), Bourgade (6), Sigère (1), E.Boungo, Samot, Vahala.
Entraîneur : Mickaël Borry assisté de Charly Bellérophon et Jean Thelcide.
EntenteTaulé-Carantec-Morlaix-Plougonven HB : Courjaud (g), Guéguen (g), Dervoet (5 buts), Lemeunier (4), Jaquen (2), Le Borgne (2), A.Granger (3), Cadiou (1), Le Bihan (6), Dluz (1), Gourmelon, I.Granger (3), Le Cam.
Entraîneur : Mickaël Danigo assisté de Denis Lemeunier et Logane Maricel.
ETOILE - VILLERS HB 26 - 36.
Halle George-Carpentier à Paris. Arbitrage de Ludovic et Kévin Ravaud.
Etoile de Gondeau : Pain (g), Lapointe (g), Cabsoit (1 but), Jean-Alphonse (2), Alerte, Bamba (4), Samot (1), Angeon (5), Rabout (4), Jourdan (1), Gros-Désirs (5), Labéjof (1), Etienne (2), Joséphine
Entraîneur : Rodolphe Gina assisté de Jean-Philippe Athanase et Jean-François Guivissa.
Villers HB : Potteau (g), Carrère (g), Quéva (2 buts), Gérard (5), T.Balaud-Ravaille, R.Balaud-Ravaille (2), Girardon (2), Levernier (2), Camus (1), Bello (3), Mengès (1), Blond (10), Charousset (4), Humbert (4).
Entraîneur : David Motyka assisté de Lordine Touahri, Maric Wojcik et Michel Lefort.
L'Etoile de Gondeau a échoé dans sa quête de champion de N3. (Alfred Jocksan et Léon Etienne/France-Antilles)
IL A DIT
Mickaël Borry, entraîneur de l'Arsenal
(Alfred Jocksan etLéon Etienne/France-Antilles)
« C'est une très belle victoire et comme je l'ai toujours dit, ces filles-là sont pétries de qualités. Ensuite il y a un projet qui leur permet de s'exprimer. Franchement je leur tire mon chapeau sur ces trois mois que j'ai vécu avec elles. Il y a eu des bas mais surtout des très très hauts. Nous avions des joueuses blessées mais nous avons dans nos rangs la guerrière du groupe (ndlr : Leslie Sigère). Je suis impressionné quand je vois une fille comme celle-là sur une jambe qui parvient à se transcender et à transcender les autres. C'est franchement quelque chose d'assez impressionnant. »
Elisabeth Six, capitaine de l'Arsenal
(Alfred Jocksan etLéon Etienne/France-Antilles)
« Après avoir enchaîné les matches en début de semaine il nous fallait puiser dans nos réserves. Il nous fallait récupérer et c'est ce que nous nous sommes attelées à faire. Et aujourd'hui nous dédions cette victoire à toutes les personnes qui nous ont accompagnées, à tous nos partenaires et bien entendu à mes joueuses qui sont allées au combat. Nous avons démontré que nous sommes une équipe. »
Kénael Jourdan, capitaine de l'Etoile de Gondeau
(Alfred Jocksan etLéon Etienne/France-Antilles)
« Il y a beaucoup de choses qui n'ont pas marché et qui expliquent les 10 buts d'écart de la fin du match. Le plan n'a pas marché. Nous n'avons pas respecté les consignes et avons raté beaucoup trop de buts. Contre une équipe de métropole qui a l'habitude de ces confrontations autant d'erreurs ne pardonnent pas. Eux ils ont mis tous leurs buts et pas nous. On ne loupe pas 10 buts au premier temps dans une finale et comme il y en a autant à la fin il n'y a pas de secret. C'est là toute la différence. »
Rodolphe Gina, entraîneur de l'Etoile de Gondeau
(Alfred Jocksan etLéon Etienne/France-Antilles)
« Je n'ai pas d'explication à tous ces buts ratés en première période. Le tireur a la balle en main et décide de l'envoyer là où il veut et le gardien fait l'arrêt. Si on s'entête dans ce genre de compétition à ne pas placer nos balles et à ne pas être déterminants le résultat sera toujours le même et on rate les deux finales (ndlr : ultramarine et nationale). Devant la Réunion on fait une superbe première période et nous cédons en seconde. Aujourd'hui nous courons après le score depuis le départ. Je voudrais quand même tirer mon chapeau au groupe que j'ai eu cette saison parce que c'était un groupe décrié par les médias et par les autres clubs qui disaient que nous avions perdu pas mal de joueurs et que nous ne serions même pas en Poule des As. Mais voilà nous faisons les deux finales à l'échelon départemental et les deux à l'échelon national. Je suis satisfait de mon groupe. »
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