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Cyclisme - Thomas Voeckler : « Le relief de la Martinique m'a permis d'avoir une force de caractère »

France-Antilles Martinique 06.11.2018
Propos recueillis par B. Micholet

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Thomas Voeckler : « Le relief de la Martinique m'a permis d'avoir une force de caractère »
Thomas Voeckler. (B.M./France-Antilles)

Après dix-sept ans de professionnalisme, Thomas Voeckler, double champion de France sur route professionnel, a mis un terme à sa carrière en juillet 2017. En vacances quelques jours en Martinique, il a fait une brève apparition sur la cyclosportive la Kout B'Kan disputée à Trinité samedi dernier. Interview.

Quel est le but de votre présence, ici à Trinité, à l'arrivée de la Kout B'kan ?
J'ai répondu à l'invitation de mon ami Hervé (Arcade) qui est l'organisateur de la cyclosportive. Je suis actuellement en vacances en famille en Martinique, il m'a demandé si je voulais venir assister à l'arrivée. C'est également une façon pour moi de l'encourager et qui plus est, il a été mon coéquipier à mes débuts, il y a une vingtaine d'années. J'ajoute que, dans mes nouvelles activités, j'accompagne des organisateurs de compétitions et je vois l'investissement que cela réclame tous les jours. Bravo à Hervé.
Vous avez connu une brillante carrière couronnée de deux titres de champions professionnels sur route, une vingtaine de jours en jaune sur le Tour de France et de nombreuses victoires internationales. Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait réussir au plus au niveau ?
Le jeune doit être tout d'abord motivé, et pouvoir bénéficier d'un encadrement compétent. Mais, j'insiste à dire que la volonté de réussir devra venir de lui. Car il devra travailler dur pour atteindre ses objectifs. Il doit être prêt mentalement à faire des sacrifices tout le temps et surtout ne pas brûler les étapes.
En tant qu'expert quel regard portez-vous sur le cyclisme local ?
Il y a de bons coureurs en Martinique, mais toutes les conditions ne sont pas réunies pour la pratique de ce sport. Faire du vélo ici est dangereux, la circulation est dense sur les routes. J'ai croisé des coureurs à l'entraînement dans des flots de véhicules, ce n'est pas rassurant. Malheureusement il n'existe pas de structures leur offrant de meilleures conditions de sécurité.
La topographie du terrain n'est-elle pas un frein au développement du cyclisme aux Antilles ?
Certes, le relief de l'île est difficile c'est dur pour un jeune qui débute, mais cela m'a permis dans ma jeunesse d'avoir une force de caractère. Lors de mes débuts en France, en Vendée ou en Bretagne, venant des Antilles je n'avais aucun complexe aux côtés de mes adversaires. J'avais appris à souffrir dans les côtes d'ici et cela a été un atout pour moi lorsque je suis arrivé en France.
Envisagez-vous dans l'avenir de participer à la cyclosportive Kout B'Kan ?
Allez, (rires) je suis quelqu'un de parole je vais me préparer pour ce rendez-vous et je reviendrai dans deux ans et je ferai la randonnée aux côtés de mes amis d'antan.
Quel est le quotidien de Thomas Voeckler depuis qu'il a arrêté sa carrière, l'an dernier, après dix-sept de professionnalisme ?
J'ai beaucoup d'activités, je suis consultant sportif pour le Groupe de télévisions France 2 lors de certaines courses cyclistes. Je prépare également le Diplôme de manager sportif au Centre de droit et économie du sport de Limoges. Une école de renommée que Zinédine Zidane, Laurent Blanc, entre autres, ont fréquentée. Cela m'arrive également de faire des opérations de sponsoring de temps à autre. Bien sûr, j'ai une famille avec trois enfants qui maintenant peuvent m'avoir beaucoup plus souvent auprès d'eux.
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