1RÉAGIR

ACTUALITé - A LA UNE

11 novembre : Félix Périna honoré à Fort-de-France

Eric Hersilie-Héloïse France-Antilles Martinique 13.11.2017
Félix Périna, mis à l'honneur par les élèves du collège de Saint-Esprit. (Eric Hersilie-Héloïse/France-Antilles)

Un peu partout en France, le 11 Novembre a été l'occasion de commémorer le 99e anniversaire de l'armistice de Rethondes mettant fin à la Première Guerre mondiale. A Fort-de-France, depuis 2003 et grâce à Alain Tissier, c'est aussi l'occasion offerte à des collégiens de rendre hommage à un ancien combattant.

Soyons honnêtes : en 2017 les jeunes qui s'intéressent aux anciens combattants, sont pour ainsi dire inexistants. La faute à tout un tas de causes, dont peut-être la désuétude du patriotisme. Et il y a aussi ce conflit intergénérationnel qui, en Martinique, prend des proportions dramatiques. Ce sont ces considérations qui pousseront Alain Tissier à être à l'origine de la présence de collégiens lors de cérémonies commémoratives militaires.
Félix Périna, mis à l'honneur par les élèves du collège de Saint-Esprit. (Eric Hersilie-Héloïse/France-Antilles)
L'ABOUTISSEMENT DE PLUSIEURS SEMAINES D'ÉCHANGES
Comme il l'explique : « C'est raviver la flamme patriotique qui sommeille chez certains ; c'est raviver un devoir de mémoire ; c'est comprendre que ces anciens qui ont réalisé de hauts faits d'armes, sont peut-être les voisins que l'on croise chaque jour à l'épicerie du quartier » . Naît alors l'idée du panégyrique. Le responsable des anciens combattants indique à Alain Tissier le nom d'un médaillé choisi. « Alors, explique Alain Tissier, je me mets en rapport avec le collège de la commune dont il est originaire et commence alors le travail d'échanges. Durant plusieurs semaines, les jeunes échangent avec celui dont il devront faire le panégyrique. Le jour venu, l'un d'eux lit l'hommage rendu à cet ancien, par la génération montante. »
Ce 11 Novembre 2017, l'élu était Félix Périna, ce Spiritain qui s'illustra au cours de ce que l'on a appelé les « guerres coloniales » (Vietnam, Algérie) ; tandis que le travail de mémoire était réalisé par les collégiens de Saint-Esprit.
Le préfet Franck Robine n'a pas manqué de déposer une gerbe au pied du monument aux morts. (Eric Hersilie-Héloïse/France-Antilles)

1
VOS COMMENTAIRES
  • Jean pierre Descal - 15.11.2017
    Heloise. Ki mannyè ou té lé kryé ladjè tala. ce que l'on a appelé les « guerres coloniales ». Ou ka di ou jounalis? Ki sa ou za ékri pou sé ti manmay péyi nou an sav konbyen jennjan Matinik ki pèd lavi yo adan ladjè sal la lafwans té ka fè an Aljeri epi Vietnanm. Sa pa serye lonm sa ou ka ékri a. Se grannom lan pa té ni menn chans lan ki ou pou konprann sa yo te ka viv la. Men pa wou ou pa ni dwa fè sa. Pa adan péyi Césaire ek Fanon. Pyès.
1

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION