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Encore un coup de fièvre à la clinique Sainte-Marie

France-Antilles Martinique 16.02.2017
L.S.

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Encore un coup de fièvre à la clinique Sainte-Marie
Les agents disent leur ras-le-bol depuis hier matin. Les conditions de travail, les rémunérations, les relations sociales, l'accueil des patients... la situation continuerait de se dégrader depuis plusieurs années. (J-M.E. /France-Antilles)
Si la mobilisation a débuté hier, cela fait longtemps qu'elle couvait. Les agents de la clinique Sainte-Marie se plaignent depuis plusieurs mois de la dégradation de leurs conditions de travail. Et en parallèle de celle de la prise en charge des patients. « Nous avons fait plusieurs courriers à la direction nationale, jusqu'à maintenant ils ne nous répondent pas. Ils ne viennent pas. Cela fait des années qu'on tourne en rond. Nous alertons de la dégradation de la clinique. Le CHSCT a émis un droit d'alerte sur la sécurité des patients. Mais cela continue à se dégrader de plus en plus. Bien des fois nous n'avons pas de matériel et nous sommes obligés de jongler! Les patients n'ont pas d'eau chaude, il n'y a pas de télévision dans les chambres, pas de wifi. La base d'une prestation en clinique n'est pas assurée! Toujours des promesses, mais rien ne se fait. L'argent de la clinique part en France, plus on travaille, moins on voit l'argent » , s'indigne Catherine Hill, déléguée du personnel et membre du CHSCT.
UNE MATERNITÉ QUI DÉPÉRIT
La maternité, longtemps fleuron de cette clinique serait moribonde : « On ferme les chambres au fur et à mesure, parce qu'elles se dégradent tellement, on ne peut pas y laisser des malades. Ici la maternité ne fonctionne presque plus. Il ne nous reste qu'un gynécologue » . En Guyane, la clinique du groupe Kapa rencontre aussi de grandes difficultés. Elle est fermée depuis octobre. Des représentants du personnel de Guyane devaient d'ailleurs arriver hier soir pour se joindre à la négociation. La clinique Sainte-Marie, qui existe depuis près de 50 ans, appartient depuis 11 ans aux frères Claude et Hervé Kadji.
Le groupe créé en 2002 possède huit cliniques en France (une en Martinique et en Guyane, deux en Guadeloupe). Il affiche 1 17 millions d'euros de chiffre d'affaires.
L'un des frères Kadji devrait venir négocier avec les grévistes dès aujourd'hui. Les agents ne veulent pas discuter avec le directeur Antilles-Guyane, Henri Nagapin. Une permanence était assurée hier, à la clinique Sainte-Marie, mais le bloc opératoire est resté fermé. La situation ne devrait pas évoluer aujourd'hui.
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