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PLÉNIÈRE - Un plan d'actions pour l'économie

France-Antilles Martinique 09.02.2018
Hervé BRIVAL

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Un plan d'actions pour l'économie
La conseillère exécutive Marinette Torpille a présenté hier un plan d'actions de développement économique chiffré à 861,6 millions d'euros. (H.Br/ France Antilles)

Un an après avoir adopté le Schéma territorial de développement economique, de l'innovation et de l'internationalisation (STDEII), hier les élus de la Collectivité Territoriale de Martinique se sont prononcés en faveur d'un plan d'actions.

Aller vers une démarche partenariale forte c'est en quelque sorte le leitmotiv de Marinette Torpille. Pour la conseillère exécutive en charge du Développement économique, de l'Emploi et des Aides aux entreprises il est aujourd'hui nécessaire de se diriger vers un nouveau modèle de développement économique plus durable et plus solidaire. Hier, lors des débats, ce plan constitué de 56 fiches d'actions a été largement salué aussi bien sur les bancs de la majorité que par quelques élus de l'opposition. Un plan d'actions chiffrés à 861,6 millions d'euros sur les trois prochaines années.
Il faut dire que pour l'élaboration du Schéma territorial de développement economique, de l'innovation et de l'internationalisation tous les acteurs économiques et socioprofessionnels ont été sollicités afin d'avoir une réponse beaucoup plus proche des attentes et de la réalité du terrain.
Dans ce registre, les EPCI (Cacem, Espace Sud, Cap Nord) apporteront leurs compétences, expertises et ressources sur leur territoire respectif, par exemple en ce qui concerne l'accompagnement des entreprises ou encore l'insertion des populations les plus fragiles. Quant aux Chambres consulaires elles relaieront l'action de la CTM auprès de leurs ressortissants. Et dans un contexte de vieillissement, elles devront attacher une attention significative à la « transmission-reprise » .
TROIS FILIÈRES D'AVENIR IDENTIFIÉES....
« La CTM ne peut pas tout faire... de toutes les façons les budgets sont contraints pour tout le monde. On a recherché toutes les sources de financements qu'il y a sur le territoire et qui, pour certains, ne sont pas suffisamment consommés » explique Marinette Torpille.
Il est donc à préciser que l'accompagnement des opérateurs financiers a été recherché. On peut ainsi dire que la Banque publique d'investissement (BPI) est invitée à privilégier dans l'aide aux entreprises, les premiers besoins d'investissement (amorçage, start-up) et le soutien à l'innovation. La Caisse des Dépôts et Consignations devra en quelque sorte conforter le réseau d'accompagnement public.
Le co-financement des projets est, pour Marinette Torpille, une donnée très importante dans la mise en place de ce plan d'actions.
Elle soutient par exemple que la CTM sur un projet peut intervenir à hauteur de 30% et les autres 70% sont amenés par divers fonds. Elle estime que cela permet un effet levier. « Seule, la Collectivité aurait pu s'engager à hauteur uniquement de 30% alors que la démarche partenariale permet de façon coordonner d'injecter de l'argent dans le tissu économique » .
Concrètement, à travers ce plan d'actions, on distingue quatre grandes priorités que sont : la durabilité, la compétitivité, une meilleure attractivité et une meilleure employabilité. Et pour atteindre ce nouveau modèle économique trois filières pour le moins porteuses ont été identifiées. Il s'agit de l'agroenvironnement qui englobe l'agro-transformation. Il y a l'économie bleue, c'est à dire toutes les opérations autour du nautisme. C'est également un constat du STDEII, les Martiniquais sont peu tournés vers l'activité marine. Et puis il y a le tourisme durable, l'idée est de faire des richesses socioculturelles, des atouts de différenciation pour structurer l'activité touristique autour des filières d'excellence...
Par ailleurs, il y aura un point d'état tous les 6 mois avec l'ensemble des acteurs économiques et aussi l'ensemble des socio-professionnels. Cela permettra de revoir les stratégies.
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VOS COMMENTAIRES
  • zakari - 11.02.2018
    à BIGRE
    Si BRIGRE n'existait pas il faudrait l'inventer.
    Malgré les critiques, il reste constant.
    Merci Mr BRIGRE.
  • BIGRE - 09.02.2018
    Votre fonction d'élus et de parlementaires et dirigeants c'est de faire en sorte immédiatement de :
    Réduire la dette martiniquaise, de réduire plus de la moitié des postes d'agents dans les collectivités territoriales, dans les communes, dans les services de l'État.
    De remettre le travail obligatoire pour tous de 18 à 60 ans.
    D'arrêter de gaspiller l'argent public des français.
    D'arrêter de payer des gens qui font semblant de travailler.
    De respecter les lois françaises et la réglementation française.
  • DAMBRUN - 09.02.2018
    un effort notable !
    Oui, il y a une effort dans la mesure ou l'on a essayé d'évoquer des mesures concrètes. Autre point positif, on reconnaît l'intérêt que l'on doit porter aux entreprises. Cependant, quand on parle d'effet levier en matière de financement, il faut être précis quant au calendrier et il faut être certain que les partenaires tiendront leurs engagements de financement. Enfin, quand les politiques comprendront-ils qu'il ne suffit pas de faire des plans pour obtenir des résultats ? Ils devraient renoncer à vouloir impulser, diriger le développement et lever les contraintes qu'ils font peser sur les acteurs du changement. En un mot, qu'ils fassent moins de discours, qu'ils aient moins de prétentions à diriger les mouvements économiques et sociaux, qu'ils donnent plus de liberté aux citoyens et qu'ils allègent leurs charges fiscales et sociales. Tout alors ira mieux !
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