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RéGIONS - CENTRE

Fresque de reconnaissances

Phos France-Antilles Martinique 12.04.2018
(Phos et Jean-Marc Étifier/France-Antilles)

Sur un mur haut de quatre mètres et long d'une centaine de mètres, l'histoire culturelle de la Martinique défile sous la forme d'une fresque réalisée par l'artiste graffeur O'Shea. Une commande du collège de Petit-Manoir, qui ravit tous ceux qui passent par l'avenue Nelson-Mandela.

Cette fresque est née du constat que le mur d'enceinte du collège de Petit-Manoir, de couleur gris ciment, malgré quelques touches de couleurs çà et là, donnait un aspect plutôt triste à l'établissement.
Des collégiens, un magnifique support en béton armé de plusieurs décennies, c'est tout ce qu'il fallait pour donner envie au principal du collège, Clothaire Bourgeois, et à un professeur, Steeve Louisy, de travailler sur un projet avec leurs élèves.
Pour les accompagner dans ce projet culturel, ils ont fait appel à Sébastien Dométile, plus connu sous son nom d'artiste, O'Shea.
Après une première étape consistant à travailler avec les élèves sur les recherches d'éléments culturels de la Martinique, ainsi que la préparation des tableaux, O'Shea s'est mis au travail. La commande était la mise en valeur du mur. L'artiste ne s'est point contenté de cela. Il a surtout mis en valeur la Martinique, mis sous un magnifique éclairage l'histoire de notre île. Du premier tableau, où il peint un territoire sauvage et verdoyant, jusqu'au dernier, qui décrit un pays différent et notre entrée de plein pied dans le XXIe siècle.

L'ÂME MARTINIQUAISE MISE À NUE
Le graffeur s'adresse à celui qui entre dans la fresque. Parce que c'est une véritable invitation qui est lancée à qui passe à Petit-Manoir. Car, à un moment, on ne peut plus se contenter du regard distrait, on est obligé d'embarquer pour cette belle traversée du temps. Une invitation à danser, à chanter, à lire, à comprendre ce qu'est la Martinique et qui sont les Martiniquais.
O'Shea nous entraîne, avec ses bombes de couleurs, dans cette explosion de plaisir qu'il a de décrire notre culture. Le résultat est à la fois vertigineux et ô combien bienfaisant, pour qui s'est apprécié le contenu et la progression de l'oeuvre. Il s'en est donné à coeur joie. Et la fierté qu'il nous dit avoir ressenti sur cette réalisation, transpire à travers chacun des ta bleaux dessinés. La commande était une mise en valeur du mur du collège, il a mis en valeur l'âme martiniquaise. Le promeneur, le visiteur, sont servis. L'oeuvre est empreinte de sensibilité et d'amour. La force du trait, la puissance de la couleur, accompagnent cette vision de nous-mêmes que l'artiste nous propose. Cette façon de peindre notre tradition, nos artistes, nos poètes, nos grands hommes, nous pous se à la réflexion, à une certaine réconciliation avec nous-mêmes.

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VOS COMMENTAIRES
  • nolorAdidi ou Adidi - 13.04.2018
    Peut être que la Martinique se prend pour un pays plus métisse que nègre c la raison qu'elle idolâtre Fanon alors qu'elle a en son sein que 10% de neg coupé'( neg jonn, rouge...) tout comme Gwada Haïti Jamaïque....
    Martinique n'est pas Saint Domingue , porto rico...des pays a majorité métisse...
    Tout balan neg nwè la ki matinik pas moun vini alo...
  • nolorAdidi ou Adidi - 12.04.2018
    Fanon un neg a neg ???
    il est un "neg ka défann neg" alors pourquoi n'est il pas tombé amoureux de pays a "neg nwè neg ki neg" Mali Sénégal congo... pourquoi c'est il plutôt rapproché des pays du Maghreb oû on n'est pas trop neg plutôt raciste envers les basanés, informez vous !
    Il repose en pays non neg "sé pa pays a neg nwè" ???
    je vois plutôt un beau parleur, ce n'est pas ma référence ni mon héro parce que...
    Mettre ce poste, merci !
  • nolorAdidi ou Adidi - 12.04.2018

    Commentaire supprimé par la rédaction

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